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Marathon de Berlin: Une course toute en gestion


12 semaines de préparation et me voilà enfin au marathon de Berlin. J’aborde ce 3ème Major avec beaucoup de confiance et  de décontraction, je sais que le parcours ultra roulant est propice à une belle performance…

J’arrive en famille le vendredi midi sur Berlin et en profite pour récupérer mon dossard au salon l’après-midi. L’organisation ultra-carrée (Deutsche Qualität ) est au rendez-vous : un salon proche du centre, des dossards récupérés en 10 minutes, idéal… Le samedi sera tranquille avec un léger footing d’avant course et une petite balade en bateau sur la « Spree ». La nuit du marathon sera parfaite, aucun stress et un bon sommeil réparateur. Je rejoins Julien à son hôtel et nous rejoignons le sas de départ ensemble. Nous avons presque le même objectif et ferons course commune tant que nous le pourrons. Nous nous échauffement comme nous pouvons, la météo est quand à elle bien humide.

Nous partons pas loin des élites où le record du monde est en jeu. Les premiers kilomètres sont un peu tendus : la pluie a rendu le bitume glissant et la semelle de mes pegasus se révèle être une catastrophe. Heureusement, la masse de coureurs se réduit assez rapidement. Je suis Julien « à la culotte J » et l’allure est maintenue sans trop de soucis. Je cours un maximum sur la ligne blanche de la route où mes chaussures ont une meilleure accroche que sur le bitume berlinois.
Le passage au 5ème et 10ème kilomètre se fait sur les bases de 2h50. Je suis surpris par l’ambiance au bord de la route, il y a beaucoup de spectateurs même si ces derniers se révèlent moins bruyants que lors du marathon de New-York ou de Londres.  Le parcours est composé en partie de grandes lignes droites sur des routes larges. C’est idéal mais un poil monotone !  Je sens que Julien a des jambes bien plus rapides que les miennes J et je décide vers le 17ème km de passer au plan B. Revenir sur un rythme de 4’05/km pour obtenir un temps entre 2h50 et 2h55. Aucune déception, je savais que le sub2h50 serait difficile, j’ai voulu tenté et ce ne sera pas pour aujourd’hui (je l’aurai un jour, je l’aurai ;) ).
Le passage vers la mi-course est l’occasion de récupérer mon ravitaillement maison par madame qui m’attend sur le côté droit de la course. J’attrape la musette à la manière d’un cycliste pour récupérer deux bidons de boisson isotonique, le temps humide fait que je bois légèrement moins que lors de mes sorties longues dans la chaleur du mois d’août. Je prends énormément de plaisir pour l’instant, pas toujours évident lors d’une course de profiter pleinement de l’évènement et aujourd’hui, « je prends un pied d’enfer ». Le souffle est bon mais les jambes se révèlent de plus en plus raides, je me rends compte vers le 30ème km que je suis accompagné par deux français. L’un d’eux commence à caler et j’échange brièvement avec le second qui va devenir mon acolyte de fin de course. 
Mon estomac commence à se réveiller, je préfère éviter de m’arrêter par crainte que les jambes ne repartent pas par la suite. Le rythme décroit légèrement mais reste bon. Sans soucis majeurs, je devrais avoir un chrono proche des 2h53, cela me laisse même une petite marge par rapport à 2h55 : TOP !!! J’en bave de plus en plus mais ne veut rien lâcher, il ne reste que quelques dizaines de minutes. On se prépare à un marathon pour ces moments-là, une sorte de money-time où l’on voit ce que l’on a réellement dans le ventre.
Je recroise madame un peu avant le 40ème km et en profite pour me délester de mes bidons. Je sais que c’est gagné maintenant : pour être passé en bus sur ces routes, la porte de brandebourg est proche…. Je profite pleinement du moment, dernier virage à gauche, la porte est à portée de vue. J’essaye de paraitre le mieux possible devant les photographes J qui nous mitraillent. Une légère dernière accélération et je franchis la ligne : 02:53:25.
Heureux, j’améliore mon record de 6 minutes tout en ayant pris beaucoup de plaisir. Je dois avouer avoir déjà hâte de remettre le couvert pour aller chercher ces 2h49 qui me paraissent abordable. Je sens que j’ai encore un peu de marge pour m’améliorer et je compte bien en profiter …
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